Révélations 2022: Back to Craft!

L’édition 2022 de Révélations, après 3 ans d’attente, signe le retour en force et en beauté des métiers d’art. Car l’inspiration, elle, n’a pas attendu. Les quelques photos présentées ici ne restituent pas réellement la virtuosité de certaines signatures, au faîte de leur art, et de leur capacité d’imagination autant que d’exécution. Rencontrer ces talents est l’expérience à vivre. Suivez-les, soutenez-les, préférez-les. Fidèles au rendez-vous du imaginé-développé-fabriqué en France, ambassadeurs infatigables de notre vitalité créative, ils projettent leur art sur un futur souhaitable, à l’image des MétamorFoses, une exposition hors-les-murs d’œuvres d’art conçues à partir de matières imparfaites, issues des plus belles manufactures françaises, pour sublimer les imperfections en créant des objets uniques, riches en histoires et en émotions.
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The 2022 edition of Révélations, after 3 years of waiting, marks the return in force and beauty of crafts. Because inspiration did not wait. The few photos presented here do not really restore the virtuosity of certain signatures, at the height of their art, and their capacity for imagination as much as execution. Meeting these talents is the experience to live. Follow them, support them, prefer them. Faithful to the rendezvous of the imagined-developed-made in France, tireless ambassadors of our creative vitality, they project their art onto a desirable future, like the MétamorFoses, an off-the-wall exhibition of works of art designed from imperfect materials, from the finest French manufacturers, to sublimate imperfections by creating unique objects, rich in stories and emotions.

La bonne fortune des Fortuny

Visite aussi privilégiée que succincte du showroom Fortuny. Ici, le savoir-faire séculaire est préservé par le plus strict secret : personne ne peut accéder à l’atelier où sont produits les incroyables tissus de coton qui ont fait la réputation de la Maison vénitienne (et désormais américaine…). Pas même les employés ! Comprenez le personnel qui n’est pas impliqué directement dans la fabrication. Pour se consoler, et comprendre la trajectoire exceptionnelle de deux inventeurs de génie – Mariano Fortuny et sa femme la française Henriette Negrin – il faut se pencher sur les archives qui pavent la transformation d’un palais-atelier en musée d’art, signature d’une vie dévouée à la créativité et l’innovation. « Henriette partageait les mêmes passions et canons esthétiques de son mari. Elle mena les premières expériences d’imprimé avec des matrices en bois afin de créer le châle de Knossos. Comme indiqué par une note latérale autographiée et écrite sur le brevet, Fortuny lui-même l’a reconnue comme la véritable créatrice de la robe Delphos, inspirée du chitôn ionique de l’Aurige. Le Palazzo Orfei est devenu leur atelier, un lieu où sont nées les créations révolutionnaires, les pierres angulaires de l’histoire du design et de la mode et où se sont réunis amis et clients. Le tissu plissé, le dôme pliable, les lampes en soie, un dispositif pour faire varier l’intensité des sources d’éclairage — le premier variateur d’intensité — et une nouvelle méthode de gravure des plaques photographiques comptent parmi les inventions du couple. La créativité des deux artistes s’est exprimée sous différentes formes au fil des années, mais elle a toujours été l’expression d’une curiosité sans limite qui les a incités à rechercher constamment de nouvelles solutions afin d’obtenir de nouveaux résultats. »
Découvrir l’univers et les créations iconiques de la Maison Fortuny : https://www.fortuny.fr/
Photos tous droits réservés (notamment Atelier Ikiwa ✨)

Chez Orsoni, fabrique de mosaïque vénitienne

Visite d’Orsoni, la plus ancienne fabrique de mosaïque cachée derrière une porte à Venise (1888) où tout est encore fait à la main… avec le plus vieux four artisanal de mosaïque du monde.
La bibliothèque de couleurs compte plus de 3000 nuances, dont une quarantaine pour les couleurs de peaux.
La mosaïque à la feuille d’or reste une référence pour cette manufacture familiale qui a signé des œuvres dans le monde entier, de la Sagrada Familia à Barcelone au Sacré-Cœur de Paris en passant par Westminster ou les pagodes de Thaïlande.

Workshop Tissages d’art innovants

C’est dans le splendide écrin du Pavillon Cambon, parmi des marques prestigieuses de l’hôtellerie et la restauration de luxe, que la French Craft a organisé un workshop sur les tissages d’art innovants. Cette découverte de l’artisanat d’art à travers des propositions mêlant savoir-faire traditionnels et innovation donne tout son sens à la quête actuelle des voyageurs désireux de vivre une expérience unique et authentique.

Ci-dessous les sublimes tissages de Lucile Viaud avec Aurélia Leblanc et de Lyse Drouaine, Ces membres de la French Craft Guild illustrent à elles seules la réinvention de l’offre « hospitality » : toujours plus de personnalisation, de responsabilité sociale et environnementale, d’expérience client immersive faite d’authenticité, de patrimoine, de culture… Mais heureusement, elles ne sont pas seules ! Tous nos membres répondent, à leur échelle et selon leur art, au besoin de relocalisation de nos productions et de débouchés commerciaux pour les savoir-faire dont seule la France peut se prévaloir, tant sur la qualité que la quantité.

Merci à nos partenaires THEMA_DESIGN d’avoir permis cette rencontre qui replacent les métiers du geste comme acteurs à part entière de l’art de vivre à la française.

« Histoires de photographies »

Retour sur l’exposition « Histoires de photographies » au Musée des arts décoratifs.

Suite d’une programmation initiée en 2020 avec notamment « Le dessin sans réserve », l’exposition révèle pour la première fois le fonds patrimonial exceptionnel du musée, riche de plus de 350 000 phototypes, constitué de photographies de mode, d’architecture, de paysage, de décor, mais aussi publicitaires, allant des années 1840 aux créations les plus récentes.

Au milieu du XIXe siècle, de nombreux artistes, artisans et penseurs considèrent que les arts décoratifs et la photographie ont un rôle social à jouer. Les deux disciplines pourraient rendre le beau plus utile et profitable à tout un chacun. Elles sont néanmoins mises à la marge du système artistique par ce qu’ « industrielles » et « mécaniques ». Sur ce rejet originel, arts décoratifs et photographie instaurent une relation faite d’échanges, d’expérimentations et de luttes plus ou moins partagées pour la reconnaissance…

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site du MAD Paris 

Anni et Josef Albers, aux racines de l’art moderne

Pour la première fois en France, cette exposition de grande envergure réunit l’œuvre de deux artistes majeurs du XXe siècle. Nés en Allemagne, Anni et Josef Albers se rencontrent en 1922 à l’Ecole du Bauhaus avant de se marier trois ans plus tard. En 1933, ils émigrent aux États-Unis où ils sont invités à enseigner au Black Mountain College, École expérimentale située dans les montagnes de Caroline du Nord. Dans ce nouvel environnement, Josef approfondit ses recherches sur la couleur tandis que Anni continue à explorer les différentes techniques du tissage. Le lien intime et très complice qui unit les deux artistes leur a permis tout tout le long de leur vie de se soutenir et de se renforcer mutuellement dans dialogue permanent et respectueux. Particulièrement attentifs aux formes, aux matériaux et aux couleurs, ils ont produit une œuvre considérée aujourd’hui comme l’une des bases de l’art moderne, dont l’influence reste considérable sur les plus jeunes générations d’artistes.

http://www.mam.paris.fr/

Oser l’osier : le pari fou du village de Cadenet.

Tambour Battant. C’est le nom de l’association qui a décidé de réintroduire la vannerie au sein de Cadenet, paisible commune au pied du parc naturel du Luberon, en Provence. C’est aussi le rythme d’un projet ambitieux, magnifique, au service d’un territoire en pleine mutation.

Deuxième volet d’une série que nous espérons longue sur les initiatives en faveur des savoirs et savoir-faire, voici l’histoire de Cadenet. Voisin de Lauris, autre village du Luberon qui fait perdurer la culture ancestrale des plantes tinctoriales (voir notre article), Cadenet ambitionne de relancer une filière, celle de l’osier. De la plantation du saule à sa transformation, de produits finis à leur vente… l’objectif est de recréer une véritable économie en montrant le caractère innovant et actuel de la vannerie, mais bien plus encore : de retrouver une identité.

Pendant 2 siècles, et du fait de la proximité avec la rivière La Durance, la culture de l’osier et de la vannerie a permis le développement d’activités artisanales et semi-industrielles qui marquèrent fortement la vie économique et sociale de Cadenet. En 1906, on dénombrait ainsi 206 vanniers pour 2 000 habitants. La concurrence de la production d’Extrême-Orient et l’arrivée du plastique va faire décliner rapidement cette activité jusqu’à son arrêt complet en 1978. Même si la mémoire de cette période est conservée au musée départemental de la vannerie de Cadenet, le savoir-faire se perd, ainsi que les traditions du village autour de cet artisanat.

« Pourtant les débouchés sont nombreux. Beaucoup de champs d’application sont connus et beaucoup restent à explorer*. J’aimerais qu’un jour on puisse parler de Cadenet comme la cité internationale de l’osier ! » Véronique Puvilland, présidente de l’association, communique une énergie débordante. Cette graphiste de formation consacre désormais beaucoup de son temps à cette tâche, avec une équipe particulièrement mobilisée. Car ce qui est rare dans cette aventure n’est pas tant l’entreprise elle-même que l’infatigable détermination de ses bénévoles, doublée d’une solide méthodologie. A l’image du Tambour d’Arcole qui trône fièrement sur la place du village et qui donne son nom à l’association**, les cadenétiens ne manquent pas d’audace et n’hésitent pas à prêter main forte.

D’abord, en créant autour du programme les conditions les plus favorables et sensibiliser à ses opportunités. Grâce au fermage d’un demi-hectare de terrain, ils plantent et récoltent 20 000 plants d’osier. De là, les initiatives se multiplient : site Internet, lettre d’information, workshops Design, expositions, stages, marchés… tout est bon pour susciter un regain d’intérêt autour de cette pratique, faire travailler l’intelligence collective et impliquer l’ensemble des habitants.

Mais surtout, en allant chercher auprès de la région comme de l’Union européenne les subsides indispensables au développement d’une économie locale.  Grâce au programme de financements LEADER (Liaison Entre Action de Développement de l’Economie Rurale), l’association se donne les moyens : réalisation d’une étude du potentiel de production d’osier pour la vannerie à Cadenet, inventaire patrimonial et touristique autour de l’osier et de la vannerie, commande d’une œuvre artistique à installer au cœur du village… les dossiers sont détaillés, rigoureux. Un modèle du genre, qui permet à l’association de bénéficier de plusieurs aides substantielles, et de prétendre à la poursuite de ses travaux.

Aujourd’hui, un second chapitre s’ouvre avec, à la clé, de l’emploi, de l’artisanat, du tourisme. De l’écologie, de la recherche. De l’innovation. Entre enjeux environnementaux et équité sociale, tout un patrimoine est à rebâtir. La réintroduction de l’osiériculture ouvre un écosystème vertueux qui permettra à Cadenet de se redonner une image et sans doute une attractivité à la vallée à travers – pourquoi pas ? –   un label d’excellence. Ces avancées remarquables ne doivent pas faire oublier les obstacles : « Ce n’est pas facile. Nous nous heurtons à des couches administratives très françaises… Mais nous persévérons et nous progressons. Nous sommes très complémentaires et très soudés. C’est notre atout pour ce projet de longue haleine. »

Ne rien lâcher, sans cesse repousser les limites et les portes, Véronique ne cache ni les déceptions ni les victoires. Mais comme le pragmatisme est fongible dans les rêves les plus fous, alors Cadenet sera bientôt un comptoir sur la Route de l’osier.

osier-cadenet.com

*L’osier, un champ d’innovation responsable

Les vertus de l’osier ne se compte plus, d’autant que le saule est peu exigeant pour pousser, grâce au bouturage dans l’eau ou directement dans le sol. A partir de cette plante qui sera récoltée dès la pousse de l’année, il est possible de produire des branches pour la vannerie (« osier »), des fibres (pour faire du papier, de la corde…), du fusain et charbon, du fourrage… mais aussi – et on le sait moins : de l’acide acétylsalicylique, qui fait partie des substances actives de l’aspirine.

En permaculture, les fonctions du saule peuvent permettre une production rapide de biomasse, de bois de chauffe, d’abris pour de nombreux animaux sauvages, de brise-vent, de dépollution des sols et épuration de l’eau grâce à ses racines, qui vont aussi lutter contre contrer l’érosion des sols. Il est aussi source de nectar pour les abeilles et autres insectes.

**Le Tambour d’Arcole, symbole du courage d’un village

La légende est née d’un jeune homme, André Estienne né à Cadenet en 1777, engagé comme volontaire à 14 ans dans le régiment de l’armée de Bonaparte. En 1796, à Arcole, les troupes napoléoniennes sont bloquées devant la rivière l’Alpone. Accompagné de quelques soldats, il la traverse à la nage, son tambour sur la tête. Arrivé de l’autre côté, avec un culot extraordinaire, il se met à battre la charge. Les ennemis autrichiens, se croyant encerclés, battent en retraite laissant ainsi la victoire aux armées de l’Empereur. Il recevra la Légion d’honneur des mains de Napoléon et sera par la suite représenté sur le fronton du Panthéon et sur un haut-relief de l’Arc de Triomphe. Pendant la seconde guerre mondiale, les Allemands réquisitionnent les matières premières, et les statues vauclusiennes sont déboulonnées et fondues. Dans la nuit du 4 au 5 septembre 1943, un groupe de Résistants de Cadenet vole la statue et la conserve en lieu sûr jusqu’à la libération.

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Daring wicker: the crazy bet of the village of Cadenet.

« Beating Drum ». This is the name of the association that decided to reintroduce basketry in Cadenet, a peaceful town at the foot of the Luberon natural park, in Provence. It is also the rhythm of an ambitious, magnificent project in the service of a rapidly changing territory.

Second part of a series that we hope will be long on initiatives in favor of knowledge and know-how, this is the story of Cadenet. Neighbor of Lauris, another village in the Luberon which continues the ancestral culture of dye plants (see our article), Cadenet aims to revive a sector, that of wicker. From planting willow to processing, from finished products to their sale… the objective is to recreate a real economy by showing the innovative and current character of basketry, but much more: to find an identity.

For two centuries, and due to its proximity to the Durance river, the cultivation of wicker and basketry allowed the development of artisanal and semi-industrial activities which strongly marked the economic and social life of Cadenet. In 1906, there were 206 basket makers for every 2,000 inhabitants. Competition from production from the Far East and the arrival of plastics caused this activity to decline rapidly until it came to a complete stop in 1978. Even if the memory of this period is preserved in the departmental museum of basketry of Cadenet, the know-how is lost, as well as the traditions of the village around this craft.

“Yet the opportunities are numerous. Many fields of application are known and many remain to be explored*. I would like one day we could speak of Cadenet as the international city of wicker!  »  Véronique Puvilland, president of the association, communicates boundless energy. This trained graphic designer now devotes a lot of her time to this task, with a particularly mobilized team. Because what is rare in this adventure is not so much the project itself as the tireless determination of its volunteers, coupled with a solid methodology. Like the Tambour d’Arcole (« Beating Drum »), which proudly stands in the village square and which gives its name to the association **, the Cadenetians are not lacking in daring and are not hesitant to lend a hand.

First, by creating the most favorable conditions around the program and raising awareness of its opportunities. Thanks to the renting of half a hectare of land, they plant and harvest 20,000 wicker seedlings. From there, initiatives are multiplying: website, newsletter, Design workshops, exhibitions, internships, markets … everything is good to arouse renewed interest around this practice, make collective intelligence work and involve all the inhabitants.

But above all, by going to the region and the European Union to find the essential subsidies for the development of a local economy. Thanks to the LEADER funding program (Link between Action for the Development of the Rural Economy), the association is giving itself the means: carrying out a study of the production potential of wicker for basketry in Cadenet, heritage and tourism inventory around wickerwork and basketry, commissioning of an artistic work to be installed in the heart of the village … the files are detailed, rigorous. A model of its kind, which allows the association to benefit from several substantial grants, and to claim the continuation of its work.

Today, a second chapter opens with, at the end of the day, employment, crafts, and tourism. Ecology, research. Innovation. Between environmental issues and social equity, a whole heritage needs to be rebuilt. The reintroduction of osier culture opens up a virtuous ecosystem which will allow Cadenet to give back an image and undoubtedly an attractiveness to the valley throughout – why not? – a label of excellence. These remarkable advances must not obscure the obstacles: “It’s not easy. We come up against very French administrative layers… But we persevere and we progress. We are very complementary and very united. This is our asset for this long term project. « 

Never letting go, constantly pushing the limits and the doors, Véronique does not hide disappointments or victories. But since pragmatism is fungible in the wildest dreams, then Cadenet will soon be a counter on the Wicker Route.

* Wicker, a field of responsible innovation

The virtues of wicker can no longer be counted, especially as willow is undemanding to grow, thanks to cuttings in water or directly in the ground. From this plant which will be harvested from the growth of the year, it is possible to produce branches for basketry (« wicker »), fibers (to make paper, rope …), charcoal, fodder… but also – and we know it less: acetylsalicylic acid, which is one of the active substances of aspirin. In permaculture, the functions of willow can allow rapid production of biomass, firewood, shelter for many wild animals, windbreaks, soil remediation and water purification thanks to its roots, which will also fight against soil erosion. It is also a source of nectar for bees and other insects.

** The Arcole Drum, symbol of the courage of a village

The legend was born of a young man, André Estienne, born in Cadenet in 1777, enlisted as a volunteer at the age of 14 in the regiment of Bonaparte’s army. In 1796, in Arcole, the Napoleonic troops were blocked in front of the Alpone river. Accompanied by a few soldiers, he swims across it, his drum on his head. Arrived on the other side, with extraordinary nerve, he begins to beat the charge. The Austrian enemies, believing themselves to be surrounded, beat a retreat, leaving the victory to the armies of the Emperor. He will receive the Legion of Honor from the hands of Napoleon and will subsequently be represented on the pediment of the Pantheon and on a high relief of the Arc de Triomphe. During the Second World War, the Germans requisitioned raw materials, and the county’s statues were debunked and melted down. On the night of September 4-5, 1943, a group of Resistance fighters from Cadenet stole the statue and kept it in a safe place until liberation.

ESMOD a 180 ans de créativité

Créée en 1841, ESMOD fait partie des plus anciennes écoles de mode au monde. Indissociable du nom de son fondateur, Alexis Lavigne, Maître tailleur parisien visionnaire du 19ème siècle, qui fut l’inventeur de nombreux outils brevetés encore utilisés dans la couture (notamment le buste mannequin et le centimètre souple), ESMOD est aujourd’hui un groupe international avec 19 écoles dans 13 pays. Pour les 180 ans de ce fleuron français dont sont issus notamment Olivier Rousteing (Balmain), Simon Porte-Jacquemus (JACQUEMUS), Thierry Mügler ou Chantal Thomass, une exposition à l’école de Pantin mettait en lumière le patrimoine exceptionnel d’ESMOD et un grand défilé était organisé à l’Hôtel Potocki avec une sélection des créations des étudiants de la promotion 2021 de toutes les écoles. De sa volonté de théoriser son savoir-faire novateur et de le transmettre depuis l’origine, le groupe n’a cessé depuis de se réinventer afin de répondre aux évolutions des générations futures et d’une industrie en constante mutation. Innovation, éco-conception et inclusivité sont les engagements d’ESMOD pour que son succès continue de traverser les époques.
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Founded in 1841, ESMOD is one of the oldest fashion schools in the world. Inseparable from the name of its founder, Alexis Lavigne, visionary Parisian master tailor of the 19th century, who was the inventor of many patented tools still used in sewing (in particular the mannequin bust and the flexible centimeter), ESMOD is today a group international with 19 schools in 13 countries. For the 180th anniversary of this French flagship, from which notably come Olivier Rousteing (Balmain), Simon Porte-Jacquemus (Jacquemus), Thierry Mügler or Chantal Thomass, an exhibition at the Pantin school highlighted the exceptional heritage of ESMOD and a fashion show was organized at the Hotel Potocki with a selection of the creations of the students of the 2021 class from all the schools. From its desire to theorize its innovative know-how and pass it on from the start, the group has continued to reinvent itself since then in order to respond to the developments of future generations and a constantly changing industry. Innovation, eco-design and inclusiveness are ESMOD’s commitments to ensure that its success continues through the ages.

Exposition « À table ! Le repas, tout un art »

C’est le dernier week-end pour visiter l’excellente exposition « À table ! Le repas, tout un art » qui retrace l’histoire du repas gastronomique des Français, de l’Antiquité à nos jours.
« Née d’une idée originale du musée de Pointe-à-Callière de Montréal, elle évoque la préparation des mets et leur consommation, les arts de la table et celui de la conversation. Elle convie le visiteur à un tour de tables mettant en scène près de 1 000 œuvres. Elles proviennent en majorité des riches collections du Musée national de céramique de Sèvres et du Musée national Adrien Dubouché de Limoges. Les prêts prestigieux d’institutions et de grandes maisons françaises comme Christofle ou Saint-Louis complètent le propos. Les exceptionnelles créations de la Manufacture de Sèvres en ponctuent le parcours. L’exposition montre l’évolution d’une pratique partagée par tous. Elle fait œuvre citoyenne en luttant contre l’uniformisation des goûts et en soutenant la créativité de la culture française. Elle rappelle l’importance du repas gastronomique qui accompagne en France tous les grands événements de la vie. À travers cette exposition, Sèvres – Manufacture et Musée nationaux célèbre la convivialité, le partage et la transmission. »

Biomim Expo : nature, innovation & culture

Le Craft est bien souvent au cœur des innovations… et de la nature. Car tout est lié : Biomim Expo l’a encore démontré, avec force et conviction. Ce salon dédié aux technologies de demain à travers le vivant a réuni pour sa 6ème édition des exposants et intervenants de grande qualité autour de thématiques aussi variées que les matériaux, le design, l’architecture, le textile, la mobilité, la santé… La bio-inspiration convoque intelligence collective et interdisciplinarité au service de nos enjeux, et de nos urgences. « La nature n’est pas une ressource mais un partenaire ». On nous rappelle que si l’humain ne peut vivre en dehors de son écosystème – il n’en est le centre. Ce modèle a pourtant toujours été celui de nos ateliers où règnent les notions de temps juste, de réticularité, de territoires, de circularité ou encore frugalité. Ce n’est donc pas un hasard si parmi les projets présentés, nombreux sont ceux qui reconnectent intelligemment les savoir-faire vernaculaires et les principes du vivant.
Culture x Nature = CQFD.
Bravo à tous les participants qui nous ont émerveillé et un grand merci à nos amis Pink Innov’​ – Hélène CAMPOURCY pour l’invitation !